
Aisha & Bankole Irungu
En janvier 1998, Aisha et Bankole,
deux activistes afro-américains de longue date,
|
ont fui pour
le Canada, afin d'échapper à la répression politique, craignant
pour leur vie. [...]
Apres avoir découvert mon site, ils m'ont contacté, et nous avons décider d'effectuer
une interview. |
Shaka: Quelles actions (sociales, politiques) meniez-vous
aux U.S.A?
Aisha:
J'utilisais la musique et la culture a des fins d'actions politiques,
ce que je fais encore aujourd'hui.
Nous avons toujours été punis et assassinés pour avoir pratiquer
notre culture en Amérique. Il y eu toujours un prix a payer pour
utiliser la musique afin d'atteindre les gens - et aujourd'hui
ce n'est pas différent.
D'autres activités sociales/politiques étaient d'utiliser mon
éducation légale pour aider les gens dans la vie de tous les jours.
J'ai fait des choses comme former une organisation de locataires
qui empêchait les propriétaires d'expulser et de surcharger les
noirs. J'ai également aidé Bankole avec son affaire (juridique)
contre le gouvernement Américain en faveur des enfants Afro-Américains
de Charlottesville, en Virginie. J'ai utilisé ma position de professeur
dans les écoles publiques d'Amérique afin d'aider les enfants
noirs a avoir de l'estime, une identité et la connaissance de
leur Africain.
Même la majorité des soi-disant organisations de militants noirs
et les gens d'Amérique avait peur de s'occuper du district scolaire
en Virginie et du gouvernement fédéral en faveur des enfants,
mais Bankole & moi l'avons fait ! Nous avons compris
la valeur de l'esprit de nos jeunes gens.
Les grands avocats et les organisations des USA étaient trop apeurés
pour ne serai-ce qu'assister a un meeting, écrire une lettre en
faveur des enfants, ou nous laisser utiliser un PC.
La NAACP (National Association for the Advancement of Colored
People), l'une des plus grande et célèbre organisation de noirs
d'Amérique, a promit de faire un « discours » a Charlottesville.
C'était supposé se dérouler dans une église ou autre lieu sur,
ou les parents pourraient parler de se qui arrivait a leurs enfants.
Mais malgré leur promesse, ça n'a jamais eu lieu !
Étant donné qu'il n'y avait pas de pression efficace faite sur
l'état de Virginie, ou le district scolaire a ce sujet, ils n'allaient
pas régler les problèmes. Donc j'ai directement porté plainte
contre le gouvernement fédéral, en représentant les enfants Afro-Américains
du district scolaire, basé sur ce que j'ai observé à l'école et
ce dont les parents et autres adultes avaient trop peur de me
parler a propos de leurs cas.
La branche du gouvernement que j'ai attaqué en justice fut le
l'Office du Département d'Education des États-Unis pour les Droits
Civils (OCR).
C'était en 1994.
Puisque tout le monde avait peur, Bankole et moi étions les seuls
à combattre le district scolaire, et par la suite, Le gouvernement
des États-Unis.
Ils ont tout de suite essayé de rejeter l'affaire, et nous avions
exigé un meeting à Philadelphie. Apres quelques semaines, ils
nous ont accordé le meeting et ils ont finalement réinstauré notre
plainte.
Un grand avocat représentant le gouvernement US, le responsable
de l'affaire, ainsi qu'un autre représentant officiel du gouvernement
étaient au rendez-vous, avec (bien sur) Bankole et Moi. Parce
que tout le monde avait peur, nous étions obliger d'assister au
meeting seuls, sans l'aide d'un avocat ou d'une organisation.
Des groupes comme le « Human Right Watch » (surveillance
des droits humains) nous ont dit qu'ils ne s'occupaient pas d'abus
des droits humains aux USA. Et ce fut assez similaire avec Amnesty
International, ACUL et le reste. La NAACP et les autres groupes
de noirs ne donnaient pas de suite à nos appels téléphonies. Toutes
ces organisations, y compris les plus militantes des organisations
de noirs n'avaient pas l'intention d'assister au meeting, ou d'offrir
une aide quelconque. Fut une période, nous n'avions pas d'électricité
et aucune organisation ne nous laissa ne serai-ce que faire des
photocopies ou utiliser un PC !
Malgré les difficultés nous avons quand même gagné ! Le résultat
était que, grâce mes arguments légaux au meeting, ils ont rouvert
l'affaire. Puis 3 ans plus tard, le district scolaire a promis
une liste de 5 pages d'actions qu'ils acceptèrent de mener pour
corriger la situation, y compris
Mettre en place un conseil d'école qui représenterai plus
la communauté, accepter d'être aux normes des lois fédérales
anti-discriminatives,
S'assurer que plus d'enfants Afro-Américains seraient considérés
pour le programme des doués et talentueux et d'enquêter pour savoir
pourquoi tant de jeunes hommes noirs étaient dans le secteur d'apprentissage
« désavantageux ».
A l'époque il y avait des membres racistes dans le conseil d'école,
ils étaient de l'ère de ségrégation de 1950. Ces gens démissionnèrent !
Ce furent de grandes victoires pour les enfants et nous, gagné
sans avocat ni aide d'aucune organisation ! Malgré cela,
l'affaire fut comletement censurée par les principaux médias noirs
ainsi que par les soi-disant médias alternatifs des USA.
Voyez-vous, ils ne veulent pas que le publique sache que des gens
ordinaires peuvent vaincre le system. Je crois que l'activisme
et l'habileté ne peuvent pas êtres séparés et que nous sommes
capables d'obtenir ces victoires parce que nous connaissons notre
histoire, notre culture et qui nous sommes ! Ces valeurs
étaient renforcées par la tradition musicale que les nôtres ont
en Amérique. Le Jazz, le Blues et la Soul sont les musiques folklores
et sociopolitiques des Africains d'Amérique. C'est notre moyen
d'expression ; la force qui nous libèrera.
W.E.B. Du Bois a dit que nous ne serons pas respectés en tant
que personnes jusqu'à ce que notre musique et notre culture soient
respectées.
Je crois cela sincèrement.
Ayant gagné une telle victoire, je savais que mes jours en Amérique
en dehors d'une cellule étaient comptés. Quiconque possédant des
connaissances légales, sait lire, écrire, articuler le combat
et partager ces connaissances par la musique, la culture et l'écrit
n'est pas voulu en Amérique. Comme c'était le cas en 1815, être
franc est un crime. Dans les années 60, le gouvernement a mis
en place un grand nombre de programmes pour détruire les mouvements
de noirs et de natifs (Amérindiens) des USA afin de stopper toute
réelle opposition.
Dans les registres du FBI, l'un des plus mortels, mieux connus,
et mieux documentés de ces programme, appelé COINTELPRO (le programme
de contre intelligence), Le gouvernement des USA déclare qu'en
détruisant le mouvement noir au States, l'un des but principal
était « . d'éviter l'ascension d'un Messie noir ». Il
y eut, et il y a toujours beaucoup de craintes qu'un écrivain,
orateur, ou artiste charismatique soit capable d'influencer des
masses de gens. Ainsi dans les années 70, les musiques a caractères
politique commencèrent a être éliminées, avec les majeures maisons
de disques abandonnaient quiconque chantant a propos de politique,
et beaucoup de livres ne furent pas publiés.
Dans les années 80 et 90, les compagnies refusant de sortir quoi
que se soit de politique poussèrent les petites compagnies a la
faillite.
Ceci n'est pas tellement abordé par les activistes des années
60 et 70, mais il y avait des mandats exécutés sous COINTELPRO
pour la destruction et la supression de notre culture. C'est très
important.
COINTELPRO et d'autres programmes utilisés par les USA résultèrent
en un grand nombre de noirs faussement emprisonnés, tués, torturés
et réduit en silence aux USA et à l'étranger. La documentation
sur COINTELPRO est étendue, et beaucoup de ces mémos ont été obtenu
par le gouvernement sous ce qui est appelé "The Freedom of Information
Act" (l'acte de liberté d'information). Une bonne partie de ces
informations peut être vu en ligne a cette adresse : http://www.icdc.com/~paulwolf/cointelpro/cointel.htm
Nous savions que la victoire contre le district scolaire raciste
et le gouvernement signifiait que nous serions harcelés pour le
restant de nos jours.
C'est alors que nous avons décidé de partir au Canada.
Bankole:
J'étais déterminé à faire quelque chose a propos de la situation
qui nous faisait face en tant qu'Africains aux USA. La terreur
policière, la pauvre nutrition, services médicaux, manque d'éducation
censée, pas d'habitations décentes
J'étais déterminé à faire quelque chose a propos de la situation
qui nous faisait face en tant qu'Africains aux USA. La terreur
policière, pauvre nutrition, services médicaux, manque d'éducation
sensée, pas d'habitations descente et d'autres conditions qui
n'ont pas été mis au jour.
Mes expériences personnelles et une décision depuis l'age de 13
ans d'agir font parti des raisons pour lesquelles je suis devenu
politiquement actif. La conclusion a laquelle je suis venu est
que le pouvoir du peuple était requis pour changer la situation.
Shaka: Quand est-ce que le FBI vous a approchés pour la
première fois?
Aisha:
Quiconque combat pour leurs droits sera surveillé et harcelé par
le FBI. C'est juste une question de quand est-ce que vous le remarquez.
Ils ont harcelé ma famille pendant des années. Ca a vraiment commencé
a s'intensifier pour moi en 1994, une année après que j'ai épousé
Bankole. A cette époque j'étais tellement harcelé que je ne pouvais
pas voyager seule. C'était l'année ou j'ai porté plainte contre
OCR et les écoles publiques de Charlottesville.
Bankole:
Je pense que "approcher" est un bon mot dans ce contexte. Les
Africains, en allant en arrière à travers siècles, les générations
d'Africains aux USA, ont été captifs, espionnés et forcés à assimiler
l'écorce d'une société basée sur le racisme et l'exploitation.
Donc, si vous avez l'intention de sortir des normes, on vous "fera
la police". Si vous avez de vraies solutions, vous etes démonisé.
Je tiens à mettre l'accent sur le fait que les actions légales
entreprises par des Africains sont habituellement déroutées aux
USA. Vous etes une cible si vous persistez, si vous refusez d'accepter
la déshumanisation.
Le FBI et la police fédérale ont, dans les environs des années
70, terrorisés, infiltrés et déstabilisés tout individu ou collectif
engagé et progressif ayant parvenu a obtenir des supporteurs.
Les formations les plus connues étaient celles menée par des gens
tels que Elijah Muhammad, Huey P. Newton, Fannie Lou Hamer,
Thurgood Marshall, Ella Baker, Martin Luther King, Kwame Ture,
Malcolm X et d'autres. A la fin des années 70, un administrateur
d'université m'a dit que je ferai mieux d'arrêter mon activisme
parmi les étudiants Africains et Porto Ricains. C'était une femme
Africaine (soi disant) de haute "classe". Elle m'a affirmé qu'elle
savait tout des gens comme moi et qu'elle fut une informatrice
du FBI en Californie a la fin des années 60. Elle a ensuite suggéré
que je consulte un psychologue. J'ai fait une petite recherche.
L'homme avec qui j'eus rendez-vous était un ancien étudiant activiste,
bannis 10 ans auparavant de la même université que moi, pour son
activisme noir!
Le restant de mes années à l'école était une série constante de
batailles de bas niveau avec l'administration, les professeurs
et même les étudiants recrutés pour me discréditer, m'offrir des
pots de vins, voler mes documents académiques, etc. Vers 1980,
quand j'ai quitté l'université afin de devenir activiste a plein
temps, je ne connaissais pas le nom COINTELPRO (contre intelligence)
du FBI mais j'étais devenu profondément avisé.
Avec les techniques utilisées. Je vis avec cette base de contre
intelligence des USA et (d'autres gouvernements), ainsi de des
incursions plus poussées jusqu'a ce jour.
Shaka: Pouvez-vous décrire la persécution que vous avez
enduré?
Aisha:
Je fus pas mal harcelé au travail, pas seulement en Virginie,
mais aussi à Philadelphie et ensuite a travers une frontière internationale
au Canada.
C'était comme La "liste noire" (Black List) de McCarthy version
1990.
.
L'office Suédoise d'immigration a dit à d'autres personnes ayant
téléphoné qu'ils pourraient me le donner, mais qu'ils ne le feraient
pas.
Mon employeur aurait pu contacter les autorités en ma faveur,
mais ils ont refusé de le faire.
Parfois ce sont les gouvernements et les corporations qui contrôlent
les bureaucrates qui prennent de mauvaises décisions, mais les
gens qui écoutent le poison déversé a notre sujet, notre combat
et notre culture par des Américains racistes vivant a l'étranger
est l'un des plus grands problèmes. Dans tout les cas, cela revient
toujours à la même chose. Des événements étranges se passent et
le résultat est que je n'obtient pas ce qui me revient de droit,
étant: un lieu ou vivre et du travail sur cette terre. Comment
se fait-il que l'on puisse remplir une application valide
et légitime pour un permis de travail, impliquant quelque milliers
de dollars en contrats de musique légitimes et un salaire, et
la réponse est "elle n'entre pas dans ce pays"? Qu'est-ce que
j'ai fait de mal? Je ne fais que partager et défendre ma culture.
Je n'ai pas fait exploser de ponts!
Mais cela montre que le pouvoir de la culture, dans le bon contexte,
est plus fort que ces choses, aussi redouté et encore moins voulu.
Aux USA et au Canada j'étais suivie, menacé et surveillé constamment.
Le vicieux système légal du sud des USA a même essayé de me donner
des charges criminelles pour avoir pratiqué la loi sans licence,
parce que j'utilisais mon éducation légale pour aider mon mari
avec son affaire de discrimination a l'emploi. La plupart du temps,
les médias agissaient comme si nous n'existions pas, mais en même
temps, le système essaya par tout les moyens de nous discréditer.
L'une des plus grandes formes de persécution que j'ai du endurer
a eu lieu au Canada. J'ai en fait été expulsé du pays pour avoir
chanté et fait la promotion de musique Afro-américaine classique,
folklore et spirituelle avec un message politique. Lorsque je
n'acceptais pas les désirs du raciste l'établissement musical,
on me disait que si je continuais a parler et les défier
avec « The Soulful Expression » [L'Expression (pleine
de) Soul], cela jouerait (négativement) dans ma demande de refuge
[« d'asile »].
Les avocats qui m'aidaient avec mon affaire m'ont dit que je ferai
partie d'une « liste noire » et bien sur,
C'est arrivé! Encore une fois, je ne chantais pas a propos
de faire exploser des ponts, j'adressais seulement le fait que
nous avons le droit de définir notre propre culture en tant qu'Africains
d'Amérique.
Même ce message était trop.
Je pense que ce qui s'est passé est le mieux résumé par cet extrait
écrit par un supporteur :
Denied the right to protect themselves against forced assimilation
under UN guidelines
(Privé du droit de se protéger contre des assimilations
forcées selon les directives de l'O.N.U)
"Aisha Irungu est une musicienne, travailleuse culturel, et experte
en traditions musicales Afro-Américaines. Pendant qu'au Canada,
il lui fut empêché de chanter au « Festival du Jazz »
et autres appropriations locales de musique Afro-américaine, en
même temps, des musiciens non Afro-américains ont joué à de tels
événements pour du profit. Elle a décrit cela comme « impérialisme
culturel » de la part de l'industrie du disque Canadienne
- étant donné qu'elle profitait de la musique Afro-américaine
alors qu'elle empechait les Afro-américains d'y jouer. Il fut
dit à Aisha que si elle continuait à parler de cela, « cela
jouera dans votre application » - et ce fut le cas. Cette
tentative de la pousser à abandonner des parties de sa culture
est un exemple d'assimilations forcées. »
Quelques semaines après notre concert le plus fructueux au Canada
avec "The Soulful Expression" et ma première apparence télévisé,
nous avons reçu l'infâme lettre des autorités Canadienne. Cette
lettre non seulement nous ordonnait de quitter le pays dans 30
jours ou risquer la prison, elle contenant également l'avertissement
spécifique que nous ne devions pas retourner aux USA, pas même
pour changer d'avion.
Cette lettre peut être lu a : http://www.geocities.com/windparade2003/wickedcanadaletterpage.htm
Et oui, je suis née aux USA tout comme mes descendants. Je suis
une vraie Afro-Américaine.
Mes descendants sont arrivé en Amérique a bords de ces terribles
navires. Je ne suis pas Afro-Caribéene ou quelque chose comme
ça. J'étais une soi disant citoyenne de ce pays. Les autorités
Canadienne savaient que je ne pouvais pas retourner, parce que
c'était dangereux. Ils n'avais aucun droit de me refuser le statut
de réfugié, ni même de me défendre de retourner aux USA sans me
trouver un autre pays ou habiter.
L'exile en lui même, celui auquel nous faisons face en ce moment,
est l'un des plus grande formes de persécution. Depuis que nous
avons reçus cette lettre en l'an 2000 la vie est devenu un cauchemar,
voyageant d'endroit en endroit avec nulle part ou a appeler « chez
soi », ne pas être capable de fonder une famille, travailler
ou même avoir un appartement. Dans de telles circonstances il
est impossible de se reposer. Le voyage forcé est vraiment une
situation injuste. Quelqu'un a dit que la façon dont nous vivons
est une forme de torture. Bankole et moi sommes juste deux des
millions de personnes sans pays, mais je pense que personne ne
devrait endurer ça.
Bankole:
Et bien comme je disais, depuis la fin des années 70, il y a eu
une montée en flèche de ce que le FBI a épelé dans son mémorandum
COINTELPRO de 1967 : « discréditer, interrompre, et
neutraliser » son les mots qui décrivent a peine ce qui a
eu lieu, et ce qui se passe aujourd'hui contre ceux d'entre nous
déterminés a améliorer la condition du peuple. C'est avec ça que
beaucoup d'entre nous qui voulions apprendre de l'histoire ont
du se contenter. Soyons clair : pour la plupart d'entre nous
cela signifie la mort dans les locaux de police. Certains ont
disparu, d'autre sont partis en exile, furent emprisonné plus
longtemps que Nelson Mandela et la plupart des prisonniers politique
du monde entier. Beaucoup trop vivent une existence traumatisée
en Amérique aujourd'hui, résigné à l'oppression.
La réalité étant un Africain politiquement actif aux USA au début
des années 1980 était rude.
La persécution n'était en aucun cas légère ou occasionnelle. En
général, Il y a une forte aversion du reste du monde à l'intérieur
de la société des USA.
La persécution voulait dire être harcelé par des policiers en
civile ou en uniforme, être suivi et espionné par le FBI et la
police d'état lors de voyages. L'infiltration est une tactique
utilisée. Par exemple, votre « camarade » essayant de
vous vendre un véhicule volé, qui sera utilisé par l'organisation.
La persécution veut dire avoir à déménager 1000 km vers une autre
région a cause de l'attention de la police et la possibilité
d'être accusé d'un crime que vous n'avez pas commis. J'ai enduré
des décenies a etre suivi dans les rues par des informateurs et
par la police, les tentatives de provocation ont été tellement
nombreuses qu'il est impossible de compter. Notre courrier était
ouvert (dans les locaux de la poste), durant les années 90. Aucun
inspecteur de poste, y compris l'office de Philadelphia ou les
plaintes furent déposées, ne pouvait résoudre ça. Le plus important
est que parmi les messages personnels, il y avait des informations
médicales et des documents légaux en rapport avec des affaires
de droits civiques dans les cours nationales.
A Toronto, le courrier était vole de notre boite aux lettre, nos
téléphones étaient sous écoute, les appels étaient interceptés,
les gens ne pouvaient pas nous joindre. Quelques fois, il était
dit aux avocats essayant de nous joindre « à notre numéro »,
de ne plus appeler! Cette surveillance téléphonique était intensive
de 1991 a 2000 aux USA et au Canada. On pénétra dans notre appartement,
et les documents légaux et photographies d'agents qui nous suivaient
furent prises. C'est arrivé à Philadelphie et à Toronto début
98
La persécution est ciblée sur votre emploi, viré illégalement,
privé des bénéfices médicaux accumulés.
Quand cela se passe sur des mois, vous etes incapable de payer
votre loyer, vous devez donc vivre dans une petite pièce. Alors
que votre santé empire, vous avez des choix à prendre. Beaucoup
de gens abandonnent à ce stage.
Ce ciblage m'est arrive dans le années 90, et ma femme reçu le
même traitement ; être privé d'un nouveau contrat en tant qu'enseignant
malgré que son travail était excellent. Nous avons tous deux été
questionnés par des provocateurs sur les lieux de travail. La
discrimination raciale à l'emploi devient sévère.
Les représailles économiques sont une attaque longue utilisée
aux USA racistes. Aisha fut victime de sabotage d'emploi en Amérique
(1996 lorsqu'elle gagna son procès contre le gouvernement
des USA) et au Canada (1998 quand nous avons tous deux demandé
le statut de réfugié politique) et elle eu « le tapis tiré
de ses pieds » par des Américains en mesure de l'embaucher
en Suède en 2003.
Shaka: Votre site mentionne des abus aux enfants de l'école
ou Aisha enseignait. De quoi s'agissait-il?
Aisha:
Les enfants noirs étaient psychologiquement abusés et
attachés à leurs chaises par leurs professeurs blancs dans l'école
Greenbrier à Charlottesville, Virginie. Quand les parents se sont
plaints, le district scolaire a menacé de porter plainte contre
les parents! Il y avait également d'autres problèmes. Par exemple,
quand les enfants Afro-Américains ont obtenu de faibles résultats
à leur test standard, le principal de l'école nous a convoqués
pour une réunion. Elle nous a expliqué que nous ne devrions pas
nous inquiéter a propos des faibles résultats des enfants Afro-Américains
parce qu'ils sont comme ça quand ils arrivent a l'école !
« Ce n'est pas de notre faute, c'est ainsi qu'ils viennent
a nous. ils nous viennent ainsi » Un homme a fait part d'avoir
été frappé par un responsable d'école quand il était un enfant.
Bankole:
Je vais donner un arrière plan. Aisha pris des actions
dans un cas qui était brutal et enraciné a Charlottesville, dans
l'héritage raciste de Virginie. Las bas, vous trouvez des Africains
qui s'écartent de la chaussé pour laisser les enfants blancs passer.
C'était le soi disant « Nouveau Sud ». En 1991, j'ai
rencontré une femme Africaine enseignante qui vivait dans mon
voisinage. J'avais emménagé dans la ville en 1991 en provenance
de Philadelphie. J'ai découvert que le service des eaux me surchargeait
à l'appartement ou j'habitais avec ma mère. J'ai été remboursé.
D'autres Africains m'ont dit que c'est comme cela que ça se passait
ici. Cette femme que j'ai rencontré avait la cinquantaine. Elle
m'a parlé de sa suspension d'une école primaire, et de l'accusation
qu'elle était pédophile. Elle a été humiliée devant le conseil
d'école. Malgré la présence d'autres Africains dans le conseil,
il décida de la diffamer. La presse locale était également prompte
à la condamner. Ce qui a été brouillé, c'est que des enseignants
blancs étaient ceux qui faisait ça a la jeunesse Africaine. La
femme était un professeur chevronné et s'était distingué dans
les districts scolaires à travers l'Amérique. Elle rentrait dans
ville natale pour finir sa carrière. Elle avait un fils dont elle
était concernée, elle ne voulait pas le voir incriminé.
Notre première conversation était a propos de ça, et j'ai ramené
de New Jersey des livres, sur le sujet de la
destruction d'Africains dans leur jeunesse, ce dont elle avait
besoin. Aisha et moi nous sommes rencontré en 1992, et elle a
emménagé au New Jersey pour vivre avec moi. Lorsque nous nous
sommes marié, elle avait un emploi dans la même école polémique.
Le conseil d'école avait encore deux membres qui étaient des fervents
racistes de l'époque des fermetures d'écoles publiques de Charlottesville
en 1956.
Aucun Africain n'était admis dans les écoles, habituellement mieux
équipées, blanches dans la société divisé de ce temps la. A travers
les USA, seules quelques écoles comme celle de Charlottesville
refusaient les Africains dans les écoles publiques (entièrement
blanche) dans les années 50. Pour défier les officiels de Washington
DC, ils avaient fermé les écoles pendant quelques mois. Lorsque
Aisha et moi avions fini de faire des histoires en 1993-94, un
des couples racistes prit la retraite et le directeur démissionna
et prit un poste a 3000 km de l'état de Washington.
Shaka: Vous avez passé 2 ans au Canada avant d'être expulsé,
comment étaient ces 2 années ?
Aisha:
En fait, nous avons passé 3 ans au Canada. Parfois c'était bien,
d'autres fois c'était horrible!
Le racisme était incroyable. (Lire Living in a Racist Illusion
tire de notre 1ere numéro de Vibrations- le magazine en ligne.
Vibrations explore le racisme dans la soi disante scène de musique
Soul au Canada et démontre ses efforts a garder les artistes Afro-américains
authentiques hors du pays.)
Pendant les premiers mois nous étions harcelé au Canada autant
qu'aux USA, par les mêmes forces.
C'était intense, un vrai cauchemar! Il n'y a pas beaucoup d'Afro-américains
et être loin de mon groupe social était très dur. La plupart des
Afro-Caribéens du Canada étaient froid et même hostiles parce
qu'ils n'étaient pas d'un pays faisant parti de l'ancien « Commonwealth »
Britannique. Je me sentais constamment au milieu entre les gens
hostile du Canada et les noirs des USA qui ne voulaient pas entendre
ce que j'avais à dire.
Malgré tout, une année après avoir demandé le statut de réfugié,
les avocats furent capable d'arrêter quelque uns des harcèlements
les plus vicieux pour un moment. Nous avons eu quelques amis et
la vie est devenue un peu plus facile. Durant cette époque, nous
avons porté plainte contre la compagnie qui aidait les USA à nous
espionner, et nous avons gagné. Ce n'était pas une fortune mais
assez pour être financièrement confortable un moment. Cela nous
permit d'avoir un bon appartement, et d'être capable de former
mon affaire de logiciel d'apprentissage et ma compagnie musical
« The Soulful Expression ».
Cette même année, j'ai produit mon premier CD intitulé :
"The Soulful Expression of an African from America". Je pense
que la meilleure chose qui m'est arrivé au Canada est d'avoir
fondé "The Soulful Expression", notre compagnie musicale underground,
que nous continuons a utiliser en tant que véhicule pour prolonger la
lutte des Africains d'Amérique et d'ailleurs, a travers la culture
et la musique.
Bankole:
1998 était l'une des pires années de ma vie. Au début
de l'année, c'était calme. Apres six mois, nous avons eu le sabotage
d'emploi d'Aisha et nous demandions le statu de réfugié politique
de l'ONU.
C'est un truc d'enfer de quitter un pays et d'être atteint par
les tactiques du FBI dans un autre.
Le stress était élevé et la pression émotionnelle sévère. Mais
nous avons vu la lumière du jour a la fin de l'année en commencant
a savoir ce qu'est être réfugié, ce des millions parmi des millions
ont a faire pour trouver une vie quelque part.
Les années 1999 et 2000 étaient chargées et productives, Toronto
était devenu notre maison ou nous nous sommes affirmés dans le
royaume politique et culturel. Aisha forma sa firme musicale et
elle fit son premier concert en 1999, ce qui fut une sensation.
Notre coopération avec les conseillers légaux (nous étions privé
d'aide légale Canadienne contrairement aux autre demandeurs d'asile)
était bonne, et nous commencions a trouver des gens ordinaires
et de la politique pour nous supporter au Canada.
Des 200, Aisha avait secoué la scène musicale a Toronto, et défié
énormément de personne qui s'attendaient a se qu'elle accepte
la façon raciste et exploitante dont les choses se déroulaient
la bas.
Apres quelques mois, nous avons eu une conférence à propos de
notre demande de refuge politique devant le consulat US. Nos supporteurs
étaient peu mais déterminés, certains a cause de nos batailles
politiques, d'autres parce qu'ils aimaient la vraie musique qu'Aisha
produisait. Souvent, il était exprimé que la vraie culture des
Africains était respectée. Quelques semaines après seulement,
Aisha est apparu à la télévision, elle a chanté et joué son style
inimitable, nous avons reçu l'ordre de quitter le pays.
C'était en Décembre 2000. Le Canada était un paradis temporaire,
mais en aucun cas un endroit plaisant.
Shaka: Comment est-ce que le Canada vous a informer que
vous deviez quitter le pays?
Aisha:
Ils nous ont écrit une lettre disant: « N'ESSAYEZ
PAS D'ENTRER AUX USA A MOINS D'AVOIR UNE PERMISSION ».
Vous pouvez la lire en ligne ici : http://www.geocities.com/windparade2003/wickedcanadaletterpage.htm
Bankole:
Par courrier! Le gardien de l'immeuble a remarqué cette lettre
et nous a dit qu'elle a faillie finir dans une poubelle. La lettre
disais « partez, vous ne recevez pas le statut de réfugié.
Vous devez partir d'ici 30 jours ou vous serez arrêtés, vous ne
pouvez pas retourner dans votre pays d'origine ». Nos deux
avocats furent frénétiques en lisant cela, se précipitant aux
livres de droit, au téléphone, au PC, de manière grave.
Shaka: Aviez vous le droit de faire appel ou quelque chose
d'autre pour repousser votre départ?
Aisha:
Nos avocats ont fait appel a la court fédérale du Canada
plusieurs mois avant d'avoir reçu la lettre.
Techniquement cela aurai du nous donner le droit de rester au
Canada jusqu'à ce que la cour fédérale donne son jugement, ce
qui prend habituellement des années. Le problème est qu'il y a
des documents juridiques et des droits que les gens ont, et il
y a la réalité - le manque de loi de l'état. Si la loi était appliquée
nous serions sûrement au Canada. Mais l'état Canadien a violé
ses propres lois et nous a ordonné de quitter le pays comme si
l'appel n'existait pas.
C'est comme l'a dit Bankole. Quelqu'un a décidé qu'une démonstration
fasciste soit en ordre. Le droit a l'appel est quelque chose dont
tout réfugié a droit, but c'est quelque chose dont nous avons
été privé.
Il y avait des moyens légaux de repousser notre départ, mais l'état
n'adhérait pas à ses propres lois et la réalité était que nous
pouvions être kidnappé illégalement et retourné de force en Amérique
comme d'autres réfugiés l'ont été. Nous avons fuit sur conseil
d'un ancien membre du « Black Panther Party for Self Defence »
(Parti des Panthères noires pour l'auto-défence) et avocat international,
qui fut lui-même forcé a retourné enchaîné illégalement quelques
années plus tôt.
Bankole:
Lorsque vous avez un appel à la cour fédérale Canadienne
comme nous, et que vous etes soudainement ordonné par l'immigration
de partir, que faites vous? Vous faites face au fascisme. Quelqu'un
que nous connaissions, un ancien « Black Panther » qui
fut emprisonné et expulsé du Canada pour avoir demandé le statut
de réfugié politique, a dit que nous devrions partir.
Cette personne fut remise au bureau de prisons des USA, et il
est sorti de prison aveugle quelques années plus tard. Il fut
privé de médicaments pour un problème de santé. Cela prenait sens
d'être sauf et de partir, malgré que nous ayons considéré des
étapes légales techniques comme faire appel sur des fondements
humanitaires.
Shaka: Lorsque vous avez demandé l'asile au Canada, vous
étiez forcé de payer pour vos propres avocats. N'est-ce
pas contre la loi? N'etes vous pas supposé recevoir de l'aide
légale gratuite?
Aisha:
Bien sur que nous avions droit a de l'aide légale gratuite!
C'est illégal de faire payer aux réfugiés pour leur propre avocat
si la décision est basée sur la race et la nationalité du plaignant,
ce qu'ils ont fait. Ce n'est pas seulement illégal ; c'est
incroyablement inhumain et immoral. Mais je ne m'attends pas à
ce que des gouvernements ou des corporations opèrent avec un sens
moral a moins qu'ils y soient forcés. La question est pouvez vous
rivaliser avec l'illégalité de la situation ? Toutes les
grandes corporations et les gouvernements ont des activités illégales,
mais ils prennent en compte que la plupart des gens sont trop
fauchés et desesperés pour être capable de se procurer un avocat
et de porter plainte contre eux. Dans le cas de sujets internationaux
ils s'attendent à ce que les gens ne puissent pas recevoir d'aide.
Quand les noirs d'Amérique essaient de présenter leurs problèmes
sur le plan international, les blancs racistes, les noirs plus
âgés des années 60, les gouvernements et les corporations sont
utilisés de la même manière, ce qui rend la possibilité de recevoir
de l'aide incomparable ou impossible. La majorité des gens finissent
par retourner aux USA, donc ils perdent leur droit de porter plainte
et l'habilité d'avoir un une affaire juridique conséquente. Quand
ça se passe comme ça, le système gagne. Il n'y a jamais eu un
cas de réfugié d'un Africain ou d'un Américain natif couronné
de succès dans l'histoire de la convention de Genève que nous
connaissons. Il y a un mythe particulier a propos du Canada, de
la Suède, et de Cuba accordant l'asile politique, mais ce n'est
que ça, un mythe. On sait bien que les Africain soi disant activistes
Américains et les éviteurs de problèmes ont obtenu naturalisation,
permis de travail et de résidence, mais habituellement avec des
arrangements de « laisser-faire » entre les différents chefs
d'états des années 60 et 70. La plupart des gens ne réalisent
pas qu'il ne s'agit pas la «convention statut réfugié».
Beaucoup de nos exilés sont sous menaces de déportation et d'extradition
aux USA, parce qu'ils n'ont aucun statut reconnu par la convention
de Genève. Malheureusement, beaucoup de gens de mouvements acceptent
la prison ou d'autres formes de torture comme un droit de passage
en Amérique pour les jeunes de la lutte d'aujourd'hui. C'est un
gros problème. Ils ne sont pas prêts à vous aider ni même vous
parler, a cause de leur mentalité. Ils voient ce comme leur
combat pas notre combat.
Les choses qui faisaient fuir les gens, comme risquer la prison,
est maintenant devenu acceptable en tant que part de la vie pour
les noirs aux USA, et c'est un grand business pour l'industrie
privé de prison Américaines multimillionnaire qui fait d'énorme
profit sur les emprisonnements et les maladies mentales des Africains.
Les prisons Américaines, qui sont privés, abritent ¼ des gens
emprisonnés dans le monde aujourd'hui. Et lorsque les soi disant
gens du mouvement des années 70 et 70 agissent comme si aller
en prison est une sorte de passage pour les jeunes alors qu'ils
refusent d'aider ceux d'entre nous ici, ça alimente les profits
de cette industrie.
Bankole:
Il y a deux lois, quelque chose que nous apprenons tout de suite
aux USA, ce bastion de démocratie avec lequel on a grandit. L'une
est la loi écrite dans les livres. L'autre est la loi de coutume,
ou les actions de tous les jours qui sont enracinés dans l'histoire.
Si vous regardez au milieu de l'année 1850 en Amérique, vous voyez
que dans les cas comme celui de la décision Dred Scott. Un juge
des USA a dit dans le jugement d'un Africain qui s'était échappé
de son oppresseur blanc, que Dred Scott devrait être rendu.
En effet, il n'y a aucune loi qu'un blanc soit voué à respecter
concernant un Africain. C'est vrai aujourd'hui, et c'est la suprématie
mondiale blanche.
Aisha et moi avons résisté au cour de l'empire blanc d'aujourd'hui.
Croyez vous que la marionnette d'a coté défierai les USA et nous
aiderai entièrement a obtenir le statu de réfugié ?
Shaka: Pouvez vous et avez vous l'intention de porter
plainte?
Aisha:
Oui, bien sur il y a des fondements pour une plainte
et nous comptons attaquer! Cela fait 4 ans que nous essayons de
porter plainte. Mais trouver un avocat compétent susceptible d'écouter
et qui n'a pas peur d'attaquer en justice l'état du Canada a propos
de notre affaire est un grand challenge. Si il y a quelqu'un en
France voulant aider, contactez nous par tous les moyens!
Bankole:
Pourquoi pas? Tout outil étant dans votre mallette devrait
être utilise. Il ne peut y avoir de victoire pour les Africains
ou les oppressé du monde sans activisme méthodique et bonne connaissance
légale.
Cela va pour les réparations également. Un des raisons pour lesquelles
nous sommes censuré - cela inclut être stoppé, par les professionnels
légaux de plusieurs pays, d'avoir des informations a propos des
détails techniques de lois internationales - est parce que nous
avons raison! Les avocats sont pratiquement indispensables en
lois internationales. Des cas comme les nôtres ne peuvent êtres
gérés par des gens ordinaires, ce n'est pas réaliste. Mais ces
systèmes légaux opérés et manipulés par les Européens n'ont rien
à voir avec la moralité.
Il y a un riche respect pour ce que j'appelle des relations de
pouvoir. Une partie de cela est le lavage de cerveau que les Africains
revoient par l'éducation. Ce qui dans la plupart des cas est de
l'entraînement. Beaucoup d'Africains pensent qu'avoir quelques
propriétés, des automobiles et des vêtements élégants c'est avoir
du pouvoir. En réalité, la plupart d'entre nous ne peuvent même
pas nommer une compagnie Afro-américaine qui fabrique des lacets
de chaussures nulle part dans le monde. Le vrai pouvoir est manquant,
mais les ornements font croire a trop de gens qu'ils ont du pouvoir.
Je pense que j'ai une prise sur certaines réalités et que je peux
les utiliser les expériences avec les systèmes légaux de l'ouest
a mon avantage.
Shaka: Pouvez vous citer les pays ou vous avez vécu?
Aisha & Bankole:
Nous avons vécu en Angleterre, pays de Galles, Scotland,
Irlande, Suède, France, Belgique, Pays-Bas, Canada et les USA.
Shaka: Vous ne recevez aucune aide sociale. Chaque fois
que vous trouvez du travail, votre employeur reçoit un coup de
fil et vous etes renvoyé. Comment pourvoyez vous a vos besoins?
Bankole:
Aisha peut détailler ses difficultés à trouver un emploi légitime
en Suède et au Royaume Uni.
Nous ne recevons rien de personne, autre que ce que nous gagnons
par les soirées, présentations, CD, ventes de livres et les dons.
Aisha:
Il est important que les gens sachent que nous n'avons pas accès
à l'aide sociale ou à travailler légalement dans quelconque pays.
Nous n'avons également pas accès à l'assistance médicale. Nous
pourvoyons a nos besoins en faisant des soirées, leçons musicales,
conférences, ateliers et ventes sur « Soulful Expression ».
Nous vendons des livres, CD, faisons des ateliers et des soirées
underground. Je ne suis pas une célébrité activiste voyageant
en 1ere classe en avion puis retournant en Amérique dans un appartement
confortable après avoir dit aux gens a quel point c'est mauvais
que je suis exilé. Il m'est interdit d'aller en Amérique
sans permission, même pas pour une escale. Je suis privé
de pouvoir disputer cela légalement ou de faire appel à la décision
de ma demande d'asile. Nous n'avons aucun pays au monde ou travailler,
vivre ou s'installer. Nous dépendons des gens qui peuvent organiser
des concerts et des ateliers pour nous, tout comme nous dépendons
des dons de la part d'amis et de supporteurs. Les descriptions
de nos livres et CD peuvent être lus (en Anglais) a : http://www.geocities.com/realsoul_music/index.htm
Ou en Français a : http://www.geocities.com/exiledone2002/soutenez_aisha_et_bankole2.html
Cette question n'a pas été posée, malgré tout je souhaite parler
de ma vie en tant que travailleuse culturel, et de l'importance
de sauver, préserver et maintenir notre musique et notre culture.
Il est très difficile pour n'importe qui d'être sélectionné pour
les soi disant festival de Jazz qui ne sont pas avec une grande
maison de disque ou n'ayant aucun ami responsable. Mais ces festivals
devraient mis à l'épreuve pour prendre ceux d'entre nous qui sommes
de la tradition. Ils prétendent relever notre culture en même
temps qu'ils nous restreignent et la détruisent. J'ai écris au
président du festival Jazz de Montréal a ce sujet.
Je considère qu'être un activiste politique et un musicien
en même temps est pareille, donc je clarifie que la musique que
je joue fait partie de notre culture et de nos expériences en
tant qu'Africains en Amérique. C'est une expérience qui ne peut
être imité ou séparé des nôtres aux USA. Historiquement, les artistes
culturels Afro-américains ayant ce point de vu ont été bloqué
(pour moins dire) par les corporations et les majors.
Selon moi, en tant qu'artiste, l'essence de la musique Afro-américaine
(Soul, Blues et Jazz) est le « feeling » (sensation),
qui vient de l'expérience du peuple. Vous ne pouvez ignorer les
politiques derrière la musique et manquer de respect à l'expérience
des gens en prétendant rendre hommage aux maîtres.
Peut importe comment vous voyez la chose, la musique Soul est
la musique sociopolitique des Afro-américains - c'est aussi
simple que ça. Ce n'est pas une forme d'art « Américaine ».
Selon moi, des gens comme Britney Spears et Nora Jones ne sont
pas des chanteuses Soul ou Jazz et leur donner des prix en les
comparant a Nina Simone est une absurdité absolue. Je demande
comment l'oppresseur chante les chansons de l'oppressé et ensuite
prétend que c'est son expérience, sa musique ? C'est impossible!
Si vous chantez comme moi vous représentez la vraie culture. Présenter
une artiste culturel tel que moi donne aux gens un standard auquel
comparer le baratin informatique de l'industrie du disque d'aujourd'hui.
Les grandes corporations ne veulent de représentation de vraies
cultures dans aucun pays!
Et les corporations sont les sponsor des soi disant festival Jazz!
L'autre problème est que beaucoup de ces soi disant festivals
Jazz n'ont même pas de musiciens Jazz en tête d'affiche. Le soi
disant festival Jazz de Scotland de cette année avait en tête
d'affiche Van Morisson! A Stockholm en 2002, c'était Angie Stone.
En Belgique un fameux club, qui fait parti d'un grand festival,
a fait la promotion d'un Belge raciste chantant avec un faux accent
d'Afro-Américain du sud. La seule chose manquante était le maquillage
pour un visage noir. Quelques amis ont fait une petite campagne
afin que je puisse y participer, mais à la fin nous avons dit
non parce que le propriétaire voulait me payer 50 euro de moins
que lui et tous les autres artistes solo du club! J'utilise le
terme Jazz en italique parce que le nom correcte est
Musique Classique Afro-américaine, (pas
Américaine!). Notre musique fut nommé ainsi parce que l'établissement
pensait qu'il était inutile qu'elle soit présentée sur scène,
seulement dans les bordels et les pièces pleines de fumée de cigarettes.
En revenant à l'origine de ce que je disais, c'est commun dans
la location (d'artiste), et vous trouverez ça dans chaque pays.
Nous avons également vu a Toronto était des bandits de culture
blancs, comme on les appelle, jouant pour de grosse sommes alors
que les musiciens noirs, même des gens ayant joué pour James Brown,
prenaient ce qu'ils pouvait a la porte et avaient a promouvoir
leur propres événements. Vous pouvez lire les détails dans le
1er numéro de « Vibrations » en ligne a : http://www.geocities.com/soulful_expression/
Encore un fois, c'est fait pour nous empêcher de jouer notre propre
musique. C'est un effort pour détruire notre culture et maintenir
le business multimillionnaire d'employer des imitateurs. Dans
les années 1970 & 1980 les grandes maisons de disque ont abandonnés
la plupart des artistes politiques Afro-américains, donnant l'impression
que la lutte disparaissait. Dans les années 1990 les énormes maisons
de disque d'aujourd'hui ont « balayé » les petites compagnies
ou des gens comme Gil Scot-Heron était et nous avons perdu notre
habileté à faire entendre notre musique. Il est encore plus difficile
de faire de l'argent maintenant à cause de ça. L'habilité du privilège
et les gens sans scrupules capable de copier la musique causent
un grand problème. Quand Nina Simone rendit l'âme, il y avait
60 compilations de sa musique piratée en Angleterre seulement!
Contrairement a ce que les gens croient, elle n'a jamais reçu
ce qu'on lui devait. Et aujourd'hui c'est encore plus difficile
a cause
De la machine a multi million voleuse de culture. Nous avons écrit
un article la dessus en utilisant beaucoup de ce que Roy Ayers
dit dans le second numéro de Vibrations: http://www.geocities.com/soulful_expression/
C'est vrai qu'on peut produire des CD avec des compagnies comme
The Soulful Expression, mais la distribution, le marketing et
la finance sont de gros problèmes. C'est très difficile d'être
entendu par de larges audiences. Étant donné qu'habituellement
je n'obtient pas de concerts par la voie normale, nous demandons
aux gens d'organiser des tournées et des soirées underground pour
nous, et dans certains cas même si cela veut dire des concerts
chez les gens avec des amis, ce qui peut parfois bien payer. Ca
a bien fonctionné jusqu'ici et nous avons eu des tournées en Suède,
en Angleterre et en Irlande. J'ai également joué en Belgique.
Nous essayons de venir en France et nous avons besoin que les
gens organisent un moyen pour que cette musique, et tout ce qui
l'entoure, soit entendu. Le but du vicieux système est de nous
empêcher d'être entendu ou de travailler n'importe ou dans le
monde. Ils veulent détruire notre culture et réduire notre message
en silence. Ils ne souhaitent pas que nous disions la vérité sur
l'Amérique. Mais les gens peuvent aider à organiser des événements,
des collectes de fonds et des concerts. Nous demandons aux gens
une chance d'être entendu. C'est extrêmement important. W.E.B.
Dubois a dit que tant que la culture et la musique des noirs ne
sont pas respectées notre lutte ne le sera pas. Aujourd'hui les
gens ne connaissent même pas ce qu'est la Soul, le Blues et le
Jazz, malgré qu'ils croient le savoir, et c'est dangereux.
Cela fut détruit à ce point. C'est une disgrâce qui doit prendre
fin. Ce par les musiciens, je me refere a ceux d'entre
nous qui jouons la musique traditionnelle Afro-américaine, pas
les artistes R&B ou le Hip Hop, parce que la plupart de ces
gens ne jouent pas d'instrument, ils ne sont pas musiciens.
L'affaire des imitateurs blancs ou autres spécialement d'Amérique
pour jouer et chanter nos chansons, en plus de discuter de nos
sujets pour nous est devenu un business de multi millions en Europe.
Nous demandons aux gens de nous aider à préserver et sauver notre
culture de ce vicieux système!
Paul Robeson a dit: "l'artiste doit choisir entre combattre pour
la liberté ou l'esclavage". J'ai fait mon choix, ce lui d'utiliser
ma voix afin de combattre pour la liberté!!!!! Ceux d'entre nous
ayant choisi la liberté ont un droit a être entendu.
Les gens doivent voir l'industrie du disque telle qu'elle est,
un système d'oppression et d'exploitation qui nous empêche de
jouer la musique de nos expériences, de faire passer notre culture,
et qu'elle soit reconnue sur un plan international.
Cela inclut les principaux soi disant festival Jazz. Les propriétaires
de clubs m'ont dit en face qu'ils avaient peur de me sélectionner,
tout juste comme l'époque de la ségrégation, ils ne veulent pas
offenser les Américains blancs raciste à l'étranger.
Shaka: Parlons d'Aisha, elle était enseignante, maintenant
elle est chanteuse. Depuis combien de temps est-ce qu'elle
chante? Quels sont les styles musicaux?
Aisha:
Je chante depuis l'age de 5 ans, j'ai 43 ans maintenant.
C'est l'amour de la musique, de la culture et de l'expérience
noire en Amérique dont je fais parti qui m'ont inspiré à étudier
la musique a l'université. J'avais chanté depuis 15 ans lorsque
je suis arrivé a l'université Indiana.
Je joue et je chante la Soul, le Blues et le Jazz comme celui
présenté par Nina Simone, Donny Hathaway, Abbey Lincoln etc mais
dans mon propre style, j'écris également une grande partie de
mes chansons. J'ai bien l'impression que ce que je fais est une
branche de l'arbre spirituel de la musique traditionnelle Afro-Américaine.
Lisez une reçu a: http://www.geocities.com/realsoul_music/
Dans les représentations, je fait tout d'un piano d'église avec
vocaux, scat, passant par des ballades jusqu'a la musique
politique ou je fait participer toute l'audience! Le style est
simple, mais puissant. Généralement, je chante et joue le piano
en tant qu'artiste solo. Mes capacité sont assez large (environ
4 octaves), alors j'essaie de faire ça de façon vraiment intense,
Soul et doux dépendant du morceau. J'aime composer des instrumentaux
standards, et l'un de mes favoris est mon hommage à Ella Fitzgerald
ou je joue "How High the Moon".
Je suis une enseignante autant qu'une chanteuse et pianiste. Je
me considère comme "travailleuse culturel" dans la tradition musicale
Afro-Américaine. C'est pourquoi je fait des ateliers et donne
des classes sur l'importance de maintenir notre musique et notre
culture. Je suis aussi conteuse d'histoires. Je raconte et j'écris
des histoires pour enfants avec de la musique originale, basé
sur l'expérience Africaine.
Dans mes classes, j'enseigne aux gens que la Soul, le Blues et
le Jazz sont "la musique folklore et classique sociopolitique
des Afro-américains" (pas des "Américains"). Je démontre par tous
les moyens méthodiques que cela vient des Africains et que ça
fait parti de l'expérience Africaine en Amérique. A cause de ça,
beaucoup de gens essaient de m'empêcher de présenter mes ateliers
et mes classes. Étant donné que je suis chanteuse et musicienne,
j'utilise des techniques vocales, le piano et utilise des faits
historiques pour faire le point.
J'ai des élèves de voix et de piano dans plusieurs pays, ce qui
est également un crime dans un sens, parce que je ne suis pas
autorisé à rester et les faire développer ou gérer mon affaire.
Cela fait maintenant 21 ans que je suis professeur, et je
suis qualifié par une autorité d'apprentissage aux USA pour enseigner
la musique dans les écoles primaires et secondaires las bas. Malgré
que j'aie de la crédibilité et les connaissances requises, mon
message n'est pas désiré, évidemment.
Shaka: Combien d'albums ont été réalisé? Quel est le plus
populaire?
Aisha:
J'ai realisé 6 CD chez "The Soulful Expression" notre
maison de disque indépendante. Je pense que le CD le plus populaire
est "My Gift is My Culture". C'est un solo, double CD qui capture
une de mes performances live au grand piano a Umeá, en Suède,
ou les symphonies Suédoise sont enregistrées. J'ai reçu de très
bonnes critiques pour ça, et la qualité d'enregistrement est super.
Je pense que ça aussi est représentatif de ce que je fais en live.
Shaka: Etes vous supportés par des artistes populaires?
Y a-t-il eu une collaboration?
Aisha:
Je n'ai jamais eu de réel soutient de la part d'artistes populaires!
Dans l'industrie du disque, la plupart des gens sont trop arrogants
meme pour admettre que nous avons une culture, ils n'ont que faire
de quelqu'un comme moi. Ils sont trop occupés à nous voler! Les
gens doivent comprendre que l'industrie du disque est un business
coupe-gorge. Aucun « bidon » n'aidera un vrai à être
entendu, et cela se répète dans l'histoire. Je suis vrai!
Admettons le, personne ne va volontairement se privé de travail
pour donner a quelqu'un d'autre!
Si ceux d'entre nous relevant de la tradition avaient l'opportunité
de donner des représentations, les gens verraient que nous avons
une culture vivante qui ne s'est pas éteinte avec la sour Nina
Simone. Ils verraient également que ce que nous présentons ne
peut être dupliqué ou imité. C'est la musique de notre expérience,
celle qui vient de notre âme! (soul) C'est pourquoi on l'appelle
« Soul Music ».
Pas meme les artistes qui imitent (faking the funk) comme on dit,
ni l'industrie ne souhaitent que les consommateurs aient une comparaison
entre l'imitation et la vraie culture. Ils veulent quelque chose
pour être confortable! Si ceux d'entre nous issus de la tradition
s'exprimait, ça produirait un marché pour la vraie culture, (Jazz,
Soul & Blues) qui existe bien avant que nous puissions acheter
notre musique a la Fnac. L'industrie du disque veut que les gens
dansent sur "bitch get out of the way" et des jeunes musiciens
blancs jouant une version dilué de ce qu'ils ont appris par les
Européens et « Américains » blancs croyant que c'est
du « Jazz » (qui dans la plupart des cas ne l'est
pas du tout). Pas un seul morceau à propos de valeurs ou de liberté
crées par les Afro-américains!
Les gens veulent discuter cela disant que ce n'est pas vrai, mais
personne ne peut me répondre quand je demande ou sont les livres
sur le Jazz écris par des musiciens Afro-américains? Ils existent,
mais les Américains et les Européens ne les imprimerons ou ne
les mettrons pas en disponibilité. Nous sommes ici aux USA et
en Europe, mais nous ne pouvons pas êtres payés, jouer sur scène
ou enseigner a des ateliers dans les festivals ou les universités.
Le seul soutient de la part d'un artiste populaire que j'ai reçu
était quand Stevie Jackson de Belle & Sebastian a fait l'ouverture
de ma prestation quand j'ai joué a Glasgow pour la première fois.
Sudden Move, le 5e CD produit chez "The Soulful Expression"
est une grande collaboration, mais pas avec des artistes célèbres.
Suivez ce lien (c'est en Français)
http://www.geocities.com/realsoul_music/achetez_les_cds_de.htm
Les textes et chansons sont en Anglais, Suédois et Français.
Shaka: Bankole, vous avez écrit deux livres; "Exiled One
volume 1:1" et
"Exiled One" volume 2:1". Sont-ils disponibles aux USA et au Canada?
Bankole:
C'est exact. Je suis content de les avoir vendu depuis
Août 2002. 1:1 est le plus populaire, j'en ai vendu plus de 250.
La suite; 1:2, a été vendu a 75 exemplaires pour l'instant. Ils
sont fait en déplacement, de pays en pays. Je fais des autographes
et récemment j'ai lu des extraits dans des représentations pendant
qu'Aisha jouait du piano et chantait. Au Canada, les supporteurs
en ont vendu quelques uns, mais au USA très peu de copies existent.
Shaka: Peut-on les se les procurer en d'autres langues
que l'Anglais?
Bankole:
Non, seulement en Anglais, mais tu sera le bienvenu pour
une traduction en Français!
Shaka: Combien en avez-vous vendu pour l'instant?
Bankole:
Environ 325 copies. Elles ont étés vendues a travers la Suède,
principalement par des supporteurs a
Uppsala. Dublin et Derry en Irlande, Liverpool en Angleterre,
Glasgow, Scotland, Paris, Ghent, Brussel et Antwerpen en Belgique.
Récemment un bon nombre a été vendu à Amsterdam et aux Pays-Bas
Shaka: Quel est le contenu de vos livres? Comment les
décririez vous?
Bankole:
J'écris des commentaires politiques, et des points de
vu culturel et historiques sont partagés. Il est unique que je
sois en exile, et que j'ai passé une trentaine d'années a m'accrocher
sur le sujet de la libération des Africains aux USA.
Shaka: Maintenant je vous laisse l'opportunité de dire ce que
vous souhaitez au publique Francophone du monde entier!
Bankole:
Je dirais merci de lire cette interview, et je pousse tous les
Francophones à nous aider, d'apporter de la solidarité pour ceux
d'entre nous que les corporations Anglophones essaient de censurer.
Nous avons l'intention de visiter la France fin 2004 début 2005,
et nous apprécierions votre aide arrivé las bas et probablement
pour une visite en Afrique de l'ouest. Avec votre aide, nous ne
serons jamais opprimés et nos liens seront forts à travers les
langues et les cultures.
Visitez notre site web, www.geocities.com/exiledone2002 où nous
avons un appel en Français, et travaillez avec nous pour
que notre cas soit supporté, légalement et sur un plan humain.
Aisha:
Merci beaucoup! S'ils vous plait, soutenez nous!!!!!!!! Nous avons
besoin du soutient des gens en France. Voici une liste de ce qui
peut être fait.
1. S'il vous plait, invitez nous en France pour
des soirées, classes et ateliers! Nous avons l'intention d'être
en France en Décembre. Veuillez s'il vous plait organiser des
conférences, et des événements musicaux et charitables! Les salles
n'ont pas besoin d'être énormes; mais nous avons besoin d'aide
des gens en France! Nous pouvons discuter des détails en Anglais
et en Français avec quiconque susceptible d'arranger quelque chose
pour nous. Nous pouvons également faire des ateliers en Français
avec l'aide d'un traducteur. Je parle un peu Français.
2. Aide Médicale: J'ai besoin de lentilles de
contact, qui sont difficiles a acheter dans la plupart des pays,
mais pourraient être acheté facilement et bon marché en France
sans prescription. J'apprécierai énormément que quelqu'un puisse
en acheter et me les envoyé. Je peux fournir les détails de ma
prescription et les adresses de plusieurs endroits en France ou
elles peuvent être acheté.
3. S'il vous plait, achetez un livre (en Anglais
seulement) ou un CD. Voir le site web pour une description de
chaque CD en Français! http://www.geocities.com/realsoul_music/achetez_les_cds_de.htm
L'adresse générale est: http://www.geocities.com/exiledone2002/
4. Si quelqu'un voudrait nous aider dans notre affaire
juridique pour s'installer en France ou en Europe, contactez
nous s'il vous plait! Trouver un pays est de la plus grande importance,
nous avons voyagé pendant pratiquement 5 ans sans pays! Nous sommes
particulièrement interessés pour parler avec des avocats, des
ONG, organisation et quiconque voulant aider!
5. Nous recherchons des contacts qui peuvent
nous aider à voyager en Afrique de l'ouest. Toute aide à ce sujet
sera appréciée !
Vous pouvez nous écrire a: soulful_expression@yahoo.com
ou: bankole_irungu@yahoo.com
Merci beaucoup!
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